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Fribourg

No 224 février 2011

Pas de baisses fiscales en vue !

Le Grand Conseil s’est donc décidé pour une baisse fiscale très virtuelle. En effet, le législatif cantonal n’a pas repris l’échéancier de la motion des trois groupes de droite. Les baisses fiscales pour les personnes physiques et morales dépendront de la bonne volonté du Conseil d’Etat qui ne manquera pas de peindre l’avenir en noir foncé et de menacer la république d’un resserrement des prestations étatiques. C’est bien dommage ! Avec une fortune solide et une croissance des recettes fiscales supplémentaires, plus que réjouissante, notre canton avait les moyens de faire un pas décisif en faveur de la population et des entreprises. La politique des petits pas, que prônent plus d’un politique dans notre canton, n’est finalement pas un choix, mais une contrainte, celle de devoir faire avec le peu qu’on a. C’est une politique par défaut, on aimerait en faire plus mais cela coûte. L’héritage financier de la Banque nationale suisse, les fameux 750 millions, aurait permis pour une fois d’envisager l’avenir avec un peu plus d’audace ! Hélas, la gauche fribourgeoise alliée à la frilosité gouvernementale suivie elle-même par nombre de députés de droite inquiets devant de si grandes perspectives, aura eu raison d’un renforcement de l’attrait économique du canton de Fribourg.

Les conditions-cadres fiscales s’affaiblissent considérablement : aucune baisse d’impôts à l’horizon, la disparition à fin 2010 de la célèbre lex Bonny (celle-là même qui nous a permis d’attirer de grandes entreprises sur le territoire cantonal ces dernières années !), une concurrence fiscale accrue par d’autres cantons moins timides, sans parler de l’Union européenne qui souhaiterait réglementer les statuts fiscaux des cantons, ni des réflexes conservateurs des représentants des communes, dont la définition de l’intérêt commun se borne aux frontières communales. En suivant cette pente du réalisme sans vista, Fribourg risque de ne jamais s’imposer entre Berne et Lausanne. Osons relever les défis, nous en avons encore les moyens !

La Direction

Jean-Pierre Siggen, Directeur UPCF
Jean-Jacques Marti, Directeur adjoint

Vous trouverez ci-dessous le magazine complet en PDF.

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Info Patronale février 20114.09 Mo