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Les initiatives de gauche se suivent et se ressemblent !

L’initiative pour les 6 semaines de vacances à peine balayée, nous affrontons désormais celle sur le salaire minimal à 4000.-. Et puis, nous devrons nous occuper de l’initiative pour des salaires équitables, et puis voilà qu’en ce mois d’avril, nous apprenons le lancement d’une nouvelle initiative pour un revenu de base inconditionnel. Une telle profusion témoigne peut-être d’un vif intérêt pour la chose publique, mais en l’occurrence cette kyrielle de projets bourrés de bons sentiments finit non seulement pas lasser mais surtout sème une totale confusion. L’initiative pour le salaire minimal à 4000.- est une attaque en règle contre le partenariat social et finalement ne résout en rien les problèmes d’emploi. L’initiative pour les salaires équitables veut plafonner les salaires supérieurs dans une entreprise à 12 fois le salaire le plus bas. Bref, l’Etat fixera les salaires. Enfin, l’initiative pour un revenu inconditionnel propose l’introduction d’un salaire minimum d’existence, à environ 2500.-, obtenable sans contre prestation. Quelle formidable incitation à travailler, à convaincre nos jeunes de suivre une formation professionnelle, voire à obtenir brevet et maîtrise ! Restez chez vous, l’Etat vous verse 2500.- par mois, sans impôt, sans déduction, en quelque sorte pour solde de tout compte ! Comment peut-on donc proposer des idées aussi absurdes et naïves ? Dans toutes ces initiatives, la gauche ne se pose pas une seule fois la question des ressources. D’où provient donc l’argent versé si généreusement ? Bien entendu, le travail du patron est totalement nié, voire discrédité. Le financement d’une PME échappe complètement aux caciques de la gauche caviar suisse.

L’Union patronale défend l’esprit d’entreprise et l’imagination créatrice. Nous comptons sur l’Etat non seulement pour développer intelligemment et raisonnablement un filet social digne de la personne humaine, mais aussi pour combattre des projets utopiques, insoutenables et absurdes.

La Direction

Jean-Pierre Siggen, Directeur UPCF
Jean-Jacques Marti, Directeur adjoint 

  

Mise en danger des brevets et des maîtrises !

Le Conseil fédéral a mis en consultation un projet de loi sur la formation continue. Le délai échoit à la mi-avril. Les organisations patronales sont donc plongées dans l’étude des intentions de notre gouvernement. Et une fois de plus, dans une langue autant technocratique qu’absconse,  l’Administration fédérale, véritable auteure de ce projet, nous impose une conception parfaitement inacceptable pour les PME. En effet, le projet de loi qualifie les cours préparatoires aux brevets et aux maîtrises de formation « non formelle », et donc les exclut de la formation professionnelle, subventionnée, pour les mettre dans la formation continue. L’explication est celle-ci : «  les cours préparatoires aux examens professionnels et aux examens professionnels supérieurs font partie de la formation non formelle puisque leur contenu n’est pas défini dans une prescription sur la formation et que la participation à un tel cours ne constitue pas une condition d’accès  aux examens correspondants. ». En d’autres termes, seules les écoles supérieures et Hautes écoles constituent véritablement de la formation, les cours organisés par les associations professionnelles suisses depuis des décennies, ne sont pas de même niveau et ne méritent pas de titre officiel. C’est du moins ce que nous pouvons inférer de ce projet de loi. Si un doute subsistait sur l’absence d’intérêt de la Berne fédérale pour la vie associative, l’article 21 du projet se chargerait de l’éliminer. Cet article prévoit que la nouvelle Conférence suisse de la formation continue, une affaire privée selon l’Administration fédérale, ne réunira que les représentants de la Confédération et des cantons. L’économie n’est visiblement bonne qu’à payer !

La Direction

Jean-Pierre Siggen, Directeur UPCF
Jean-Jacques Marti, Directeur adjoint 

 

Sous le lien suivant, vous trouverez l'avant-projet de loi et d'autres informations utiles:

http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msg-id=42136